POUR MIEUX CONNAÎTRE KATERI

Sur un Site spécial consacré à Kateri, le Diocèse de St-Jean-Longueuil propose 6 thèmes spirituels très enrichissants sur la vie de cette jeune sainte.

http://dsjl.org/saintekateri/modele-de-vie

PRIER SAINTE KATERI TEKAKWITHA

Dieu notre Père,

tu as appelé Kateri Tekakwitha à resplendir de ta grâce parmi les peuples amérindiens comme un exemple d’une vie donnée. Par son intercession, que les peuples de tous les horizons, langues et nations, puissent être unis dans la FOI et proclamer ta grandeur dans un chant de louange. Que le témoignage des nombreuses vertus humaines et évangéliques que Kateri a donné nous interpelle et nous fortifie sur le chemin de sainteté que tu nous proposes aujourd’hui.

Amen

(Cette image vous est offerte par : Prions en Église)

Une explosion de joie jaillie dans le cœur de notre S. Cécile Greyeyes, le 18 février 2012, lorsque notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, annonça la canonisation de Kateri Tekakwitha.
Et pourquoi donc?

Amérindienne, Soeur Cécile accueillit cette bonne nouvelle comme un précieux présent jubilaire, puisque cette année 2012 marque le cinquantième anniversaire de sa Profession religieuse chez les Servantes de Jésus-Marie. Il ne pouvait y avoir de plus beau cadeau à recevoir de la part de son adorable Époux pour célébrer cette année de grâce! Elle s’en réjouit pour elle-même et pour son peuple, envers qui elle conserve une affection très particulière.

Soeur Cécile naît sur une Réserve indienne : « Muskeg Lake Cree Nation », au nord de la Saskatchewan, Diocèse de Prince Albert, de la tribu des « Cris »; elle est fière de ses racines et ne manque aucune occasion de l’affirmer.

Pendant 9 ans, elle fréquente l’école-pensionnat indienne de Duck Lake, Saskatchewan, où œuvraient les Pères Oblats de Marie-Immaculée et les Soeurs de la Présentation de Marie. Elle poursuit ensuite trois années d’études supérieures « chez les Blancs » comme elle dit, au couvent des Soeurs Notre-Dame de Sion. Le dévouement de ces consacrées l’a frappée et questionnée. Les premiers vendredis du mois, où le Saint-Sacrement était exposé toute la journée, l’interpelaient fortement. Elle avoue : « J’avais toujours très hâte à cette journée de prière et d’adoration devant Jésus-Hostie; en sa présence, mon cœur se remplissait de joie et je confiais au Sacré-Cœur-de-Jésus tant et tant de choses…»

À 17 ans, elle s’ouvre de son désir de vie religieuse au Père Louis-Clément Latour, o.m.i. qui la décourage sur le champ, la trouvant trop jeune. Il lui conseille de terminer ses études. Mais la vocation, comme une source vive, poursuit son chemin dans le cœur de Cécile.

Elle nous confie : « Je dois l’éveil de ma vocation en grande partie aux prières et sacrifices de ma maman. Elle ne m’a jamais parlé de vocation, mais son exemple m’a formée et édifiée. »

Elle travaille durant une année et au cours de deux de ses vacances d’été. Tout ce qu’elle gagne, elle l’amasse précieusement, ne dépensant rien pour elle-même. Toujours attentive à son appel, elle mûrit son projet de se consacrer au Seigneur dans la vie religieuse. Lorsque le temps sera venu de mettre son projet à exécution, elle aura en main le montant requis pour sa dote.

Soeur Cécile arrive au Monastère le 21 novembre 1959. Elle doit s’adapter à une autre Province, une autre culture, une autre langue. Il lui a fallu une « détermination-amoureuse » de l’Eucharistie pour y parvenir et persévérer. À l’instar de Kateri, elle avait et a une volonté à toute épreuve. Elle est de celles qui ont « tout quitté pour suivre le Christ ». Elle a semé dans les larmes; elle récolte dans la joie.

Nous avons déjà publié dans « Actualité 2012 » la fête de nos 5 sœurs jubilaires.

Le 7 juillet, la famille et les amis de Soeur Cécile, auxquels s’est joint le Grand Chef de la Tribu, M. Clifford Tawpisin et tout son Conseil, viennent avec fierté lui rendent hommage à l’occasion de son Jubilé d’Or. C’est avec grande émotion que notre soeur peut réentendre des chants de son peuple et de son coin de pays. L’Ave Maria, chanté par sa nièce, Mme Dolorès Greyeyes Sand fut un moment touchant et très apprécié.

Non, les surprises ne sont pas finies. Au cours de l’après-midi, quelques soeurs de la communauté se sont jointes à la famille. Un chant fut composé pour la circonstance. En plus, nous tenons à lui offrir un cadeau très spécial : une magnifique sculpture de « Kateri » réalisée par un artiste amérindien et tenue bien cachée jusqu’à ce jour. Cette sculpture nous a été léguée par notre bon ami, Mgr André Drouin, décédé le 4 juin 2012.

Au cours de l’après-midi, nous avons visionné avec émerveillement la Célébration de la Canonisation de Kateri Tekakwitha, à Rome. À la récréation du soir, alors que nous échangions joyeusement sur l’événement, nous est arrivée une visite surprise : Vous devinez? C’est Kateri, venant directement du ciel, porteuse d’un message qu’elle offre avec grande délicatesse à notre Soeur Cécile.

« Qu’il est bon, qu’il est doux de vivre ensemble comme des soeurs »

Mardi le 23 Octobre, nous avons fait écho à la Canonisation de Kateri par une solennelle célébration eucharistique. Dans son homélie, notre Père Aumônier la présenta comme une ancêtre des Servantes de Jésus-Marie, parce qu’elle était une véritable adoratrice de Jésus-Hostie. Elle avait fait sa demeure à l’église de son village, puisque c’est auprès du Tabernacle qu’on la retrouvait régulièrement, et jusqu’à l’Office du soir.

Soutenue dans son cheminement spirituel exceptionnel par les missionnaires Jésuites, Kateri est un exemple que l’on célèbre, désirant qu’elle devienne pour nous un modèle de vie de foi et d’adoration. Que cette nouvelle sainte, insérée à notre calendrier canadien, fasse pleuvoir une abondance de grâces sur tout l’Amérique du Nord, afin que l’unité des peuples s’affermisse. En cette Année de la FOI, croyons que par l’intercession de Kateri se fera la guérison des coeurs pour une fraternité renouvelée. Comme elle, soyons des témoins ardents dans la prière et l’amour fraternel.

La canonisation de Kateri est une fierté pour notre Soeur Cécile, de même que pour toute sa nation. Nous communions profondément à leur joie. Pour cette circonstance si particulière, le conseil général a accordé une faveur particulière à S. Cécile Greyeyes. Elle participera au pèlerinage à l’Oratoire St-Joseph, organisé dans plusieurs diocèses, dont le nôtre, le 4 novembre prochain où sera célébrée une messe d’Action de grâce (comme il y en eut une pour le Frère André, au stade olympique.) Un arrêt est prévu à Kahnawake, au tombeau de Kateri. Elle nous reviendra le soir même. Nous l’accompagnerons de notre prière. Amen. Alléluia!

Un mot de KATERI : Telle était sa devise:

« Qui est-ce qui m’apprendra ce qu’il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse? »

Une parole, un désir de KATERI :

« Ah ! qu’il vienne le jour où je serai unie à Lui, où je pourrai contempler son doux visage. »

Un artiste peintre présente la vie de Kateri Tekakwitha par un petit visuel, bien intéressant à visionner

http://www7.taosnet.com/giovanna/